Ajeya : Découvrez la version acoustique de son single « De quoi j’ai l’air » !

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    Ajeya nous surprend aujourd’hui avec une toute nouvelle version de son 1er single “De quoi j’ai l’air”.
    Découvrez le clip de « De Quoi J’ai L’air » :

    La jeune chanteuse se présente maintenant sous un nouveau jour avec la version acoustique du titre.
    Artiste écorchée vive, celle qui admet que “la musique est arrivée dans [sa] vie comme une prise de conscience”, revisite en effet son single à travers une session particulièrement touchante que vous pouvez découvrir ici :

    Alors qu’elle exprime ici son “sentiment de vivre à côté des autres”, Ajeya abordera de nombreux thèmes forts au sein de son premier album. Celui-ci, qui sera nourri de ses influences variées (ses inspirations allant de Lady Gaga à Marilyn Manson, en passant par Tim Burton), est actuellement en pleine préparation.

    DECOUVREZ L’AUTOBIOGRAPHIE D’AJEYA :

    Mon pseudo signifie « invincible » en hindi, j’ai créé AJEYA parce que je n’aimais pas celle que j’étais devenue. J’aurais aimé être moins fragile, moins caractérielle…
    Je suis quelqu’un de nostalgique et je regarde souvent dans le rétroviseur. Mon passé, mes angoisses… Ce qui est bien avec la musique, c’est que j’ai réussi à transformer tout cela en quelque chose de positif.

    À 8 ans, je suis repérée par un metteur en scène lyonnais. Je deviens comédienne. Mes parents acceptent à contre cœur que je parte en tournée européenne pendant 2 ans.
    Au fur et à mesure que j’apprends le métier, je perds mon innocence. Lorsque je rentre, j’ai l’impression d’avoir vécu 4 vies.
    Je suis inscrite dans un collège privé catholique d’excellence, je me plonge dans les études, je veux être la meilleure.
    Au lycée, je suis 1ère en classe. Les professeurs et les CPE me convoquent régulièrement pour des problèmes de comportements. J’échappe au conseil de discipline grâce à mes excellentes notes.
    Je commence à écrire sur tout et rien. Je m’enferme dans la lecture et l’écriture.

    Mon rapport à la mode se dessine vers le lycée. Ça me vient de ma mère. Ma mère est la femme la plus forte que je connaisse. Elle s’est faite toute seule, elle a eu une vie de dingue !
    Elle me disait des phrases du genre : « La vie n’est pas parfaite, mais ton style peut l’être ! »

    J’entre en licence à l’université de Bristol en Angleterre (Bachelor És Arts). J’écris en anglais, je chantonne. Rien de sérieux. Je découvre un monde décomplexé, sans limites, je fais la fête, trop…
    Ma mère me fait revenir.

    Je m’installe à Paris, je finis mon Master en Lettres Appliquées à la Sorbonne.
    Puis je vis de petits boulots que j’arrive difficilement à garder. Je découvre la trahison, la rivalité entre collègues… Plein de choses dures à gérer.

    Un soir, j’écoutais du métal dans le salon de tatouages de quelques amis à moi. On refaisait le monde. La décision de me tatouer les bras a été prise sur un coup de tête. Bizarrement, c’est l’échange artistique le plus profond que j’ai eu.
    Ça a été bouleversant, douloureux… comme si je devais souffrir pour m’assumer en tant que personne…

    Un après midi, je trainais dans Paris. J’avais nulle part où aller, j’avais plus de quoi payer mon loyer. Je venais encore de me faire virer du boulot. J’étais une épave…
    La musique est arrivée dans ma vie comme une prise de conscience. J’ai rencontré Loïc le Dévéhat (mon producteur). Le lendemain, je me suis rasée la tête, j’avais besoin d’un nouveau départ.
    Depuis, je n’ai fait que ça : créer de la musique.
    S’il n’y avait pas eu la musique, Je serais sdf je pense. J’aurais probablement mal tournée.

    Je crée seule, puis il y a un échange avec mon producteur pour finaliser les chansons.
    J’écris, je compose, je pleure, je pète les plombs et ça donne des chansons.
    Je suis plus attachée à une personnalité qu’à un genre en général… J’aime les créateurs, ceux qui font des choses singulières. Que ce soit dans la mode, le cinéma et la musique.
    Mon inspiration va de Karl Lagerfeld à Tim Burton en passant par Marilyn Manson.

    Je dirais que je fais de la néo pop : Dans l’art, le néo pop représente le décalage avec le réel. C’est ce que j’essaye de faire en musique, échapper à la réalité. Échapper à ma réalité.
    L’industrie de la musique est un monde impressionnant et redoutable. Il t’apporte beaucoup et il peut te détruire également. C’est comme une romance empoisonnée…
    J’ai dû me battre comme jamais pour mériter ma place. Tout le monde me disait « ça ne marchera jamais », « tu es banale »…
    Je n’ai jamais écouté, la seule personne qui ait le droit de vie ou de mort sur AJEYA, c’est moi-même.

    J’estime que ma musique est faite pour être vue.
    Je conçois le projet « Ajeya » comme un ensemble. D’abord la musique, puis la photo, la vidéo et le personnage.
    Tout doit être en harmonie.

    Mon 1er single « De quoi j’ai l’air » : Aujourd’hui, tous les gens que je connais sont mariés avec enfants. Ce schéma j’en rêve, mais ça m’effraie aussi.
    J’ai toujours ce sentiment de vivre à côté des autres… C’est une question que je me suis souvent posée : Pourquoi je n’arrive pas à être comme les autres, de quoi j’ai l’air ?



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